Facebook lance une cour d'appel indépendante pour lutter contre les discours haineux et les publications violentes

Daddy Nyembwe 23-11 à 15:28 Science

Grâce aux réseaux sociaux, tout le monde peut s’exprimer. Mais cette liberté d’expression peut être à double-tranchant et libérer des paroles haineuses. C’est pourquoi Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, a annoncé jeudi 15 novembre la création d’une sorte de « cour d’appel » indépendante qui permettra de trancher sur les contenus controversés. L’objectif est de savoir s’il faut laisser en ligne certains contenus controversés sur le réseau social le plus fréquenté du net. Le patron de Facebook explique :

Je suis arrivé à la conclusion que nous ne devrions pas prendre tout seuls autant de décisions sur le thème de la liberté d’expression ou de la sécurité.

L’utilisateur au centre du système

Les contenus controversés sont détectés de deux manières: grâce à l’intelligence artificielle ou parce qu’ils sont signalés par des utilisateurs. Ils sont passés en revue grâce à un système en interne qui monte en puissance. Mais une sorte de « cour d’appel » indépendante, qui devrait être mise en place l’année prochaine, sera chargée de trancher en cas de contentieux.

Mais ses contours restent encore flous: la composition de la « cour » tout comme son degré d’indépendance, tout en respectant les principes qui guident Facebook, seront déterminés dans les mois qui viennent.

Trouver un équilibre

À partir de l’année prochaine, Facebook va aussi publier tous les trois mois un rapport sur les contenus qui ont été écartés du site. Un rythme équivalent à celui de la publication des résultats financiers et un moyen de montrer que l’entreprise prend le sujet au sérieux.

Nous avons fait des progrès pour effacer la haine, le harcèlement et le terrorisme de notre réseau, il nous faut trouver l’équilibre entre donner aux gens un porte-voix et assurer qu’ils sont en sécurité.

Facebook « s’améliore dans l’identification des contenus problématiques avant que quelqu’un ne les signale, en particulier pour les discours haineux et les publications violentes », souligne l’entreprise.

Mark Zuckerberg a aussi indiqué que son réseau, régulièrement moqué pour être trop prude, allait tenter de tenir compte des spécificités culturelles et de sensibilités régionales pour prendre ses décisions. Un sein nu qui peut choquer dans une société conservatrice n’aura pas le même effet dans un environnement plus libéré.



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