Afrique du Sud : Un nouveau Président

Richard Kiayima 15-02 à 17:27 Afrique

L'ancien syndicaliste et homme d'affaires Cyril Ramaphosa a officiellement pris jeudi les rênes de l'Afrique du Sud en promettant de faire de la lutte contre la corruption qui a terni le règne de son prédécesseur Jacob Zuma une de ses "priorités".

Seul candidat en lice, le patron du Congrès national africain (ANC) au pouvoir, a été élu chef de l'Etat par le Parlement, sans surprise et sans même besoin d'un vote formel.

"Je déclare l'honorable Cyril Ramaphosa officiellement élu président de la République d'Afrique du Sud", a proclamé le président de la Cour constitutionnelle, Mogoeng Mogoeng, dans un tonnerre d'applaudissements et de chants de victoire.

Sitôt élu, le nouveau chef de l'Etat s'est engagé devant les députés à éradiquer la corruption.

"Ce sont des problèmes auxquels nous allons nous atteler", a promis M. Ramaphosa, "je travaillerai très dur pour essayer de ne pas décevoir le peuple sud-africain".

Il a indiqué qu'il détaillerait devant les députés certaines de ses propositions en la matière lors de son premier discours sur l'état de la nation, prévu vendredi soir à 18 heures de Kinshasa.

L'élection de Cyril Ramaphosa "marque la fin d'une période d'incertitudes politique et économique qui a considérablement pesé sur la croissance de l'Afrique du Sud", a résumé l'économiste Raymond Parsons, de la Northwest University.

L'opposition a elle aussi applaudi des deux mains l'annonce du départ de Jacob Zuma.

"Toute la nation a été victime depuis plus de dix ans d'un délinquant et d'un imposteur (...) il va rejoindre les poubelles de l'histoire", a raillé Julius Malema, le chef des Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale).

Mais M. Malema a aussitôt averti qu'il surveillerait de "très près" les nouveaux maîtres du pays. "Zuma est parti, maintenant je vais m'occuper d'eux", a-t-il lancé.

Sa route s'annonce longue et difficile.

"Il a la tâche énorme de faire oublier le bilan de son prédécesseur et de remettre l'Afrique du Sud sur la voie de l'unité et du renouveau", a résumé la fondation créée par l'ex-président Frederik de Klerk, "le tsar est tombé, la voie est libre M. Ramaphosa !"

RK



Commentaires :

THARCISSE CIFINGA / 21-02 à 12:30

Perseverez dans ce style mais en approfondissant les analyses

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