RDC : La FEC s’indigne du climat des affaires

Richard Kiayima 02-02 à 19:26 Economie

Dans un discours à l’occasion de la présentation des vœux de nouvel an entre les membres du syndicat patronal, jeudi 25 janvier en présence du premier minstre Bruno Tshibala, le Président de la Fédération des Entreprises du Congo affirme que le climat des affaires en République démocratique du Congo ne contribue toujours pas à favoriser l’investissement, ni la croissance, ni le développement du pays.

En dressant le bilan de la situation socio-économique du pays en 2017, le président de la FEC, Albert Yuma estime que le climat des affaires est  resté le même. Il affirme qu’il est «dominé » par la corruption, le harcèlement fiscal, l’insécurité juridique et judiciaire.


« La prolifération des missions d’enquêtes fiscales reste la norme. Sur terrain, des missions diligentées par les régies nationales et provinciales et les services d’assiette continuent de se multiplier sans aucune rationalité économique que celle de permettre la génération des recettes », dénonce Albert Yuma.

Albert Yuma a déploré aussi les importations frauduleuses et irrégulières provenant des pays limitrophes, ce qui pousse d’autres entreprises à réduire leurs activités voir même fermer.

« Certaines entreprises, soit que leurs règles internes ne leur permettent pas d’avoir une certaine créativité comptable, soit qu’elles ne peuvent plus faire face à une concurrence déloyale, ont décidé la cessation de leurs activités. Tel est le cas, du dernier qui a tiré sa révérence, Nestlé. D’autres sont en train de réduire leurs activités », da déploré le Président de la FEC.

Il aussi souligné que, même si l’année 2017 a été caractérisée par l’augmentation de l’activité économique avec un taux de croissance de 3,2% à fin 2017, contre 2,4 % en 2016, le président de la FEC estime que cette croissance demeure faible pour assurer le financement et la relance de l’économie congolaise.

Albert Yuma a par la même occasion rappelé  qu’un forum sur la réforme du système fiscal avait recommandé la révision de la nomenclature des droits et taxes du pouvoir central et des provinces dans le but d’en réduire le nombre.

RK



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