Egée Mapathi, un symbole du courage féminin en pleine croissance dans les rangs des femmes Congolaises.

Daddy Nyembwe 22-03 à 19:54 Société

Dans un pays où les violences faites à la femme sont d’actualité tous les jours, nous trouvons parmi les femmes de la République Démocratique du Congo, d’autres qui sont déterminées, fortes, courageuses, inventives, inspirantes. Elles sont extraordinaires.

Ce mois de mars, reste dans la mémoire de plusieurs réservés aux droits des femmes. L'occasion de se pencher sur celles qui, malgré les interdits et les situations politiques de ce pays, toujours en guerre, parviennent à faire bouger les lignes, à reconstruire la destruction, à lutter contre l'ennemi, à se battre pour leurs droits et leur liberté.

Parmi elles, figure « Egée Mapathi », une activiste et militante pour l’avènement d’un Etat de droits dans son pays. Elle est comparable à « Meaza Ashenafi » - Pionnière de la défense des droits des femmes en Éthiopie.

Prête à surmonter les risques

Elle brave tous les risques et périls inhérents aux combats citoyens aux côtés de plusieurs mouvements dont la Lucha, Filimbi, il est temps, Enough, etc… et pense pas désarmer

« Nous femmes sommes toujours les premières victimes dans ce pays considéré de non Etat, nous subissons toutes sortes de violences, voilà pourquoi nous nous battons jours et nuits dans le domaine tant public que privé… … Nous nous mettons et continuerons de mettre sur le chemin de bataille pour que les congolais jouissent pleinement de leurs droits dans un pays si grand et riche… …» A-t-elle déclaré dans une interview accordée à onerdc.net.

Ce que les femmes veulent, Dieu le veut

Très engagé dans son combat, la militante ne manque pas de dénoncer les violences et violations des droits humains à travers les articles qu’elle publie sur son blog disponible sur « https://femmeengagee.wordpress.com».

Malgré ce climat de violence et d'oppression, cette femme reste convaincue que la seule façon d'évoluer est la résistance pacifique.

« Je n'ai pas hérité d'un Etat des droits, j'ai donc l'obligation de me battre pour son instauration et le léguer aux générations futures. … Le fait que nous soyons moins nombreuses dans les institutions et structures ne nous affaiblir a pas, la lutte continue et nous avons la ferme assurance que nous vaincrons car ce que les femmes veulent, Dieu le veut et le dispose » a ajouté Egée.


Face au silence de la communauté internationale

Dans cette épreuve de force entre pouvoir et société civile (mouvements citoyens), cette militante dénonce le silence de la communauté internationale face à toute cette bavure que subi les congolais.

« Face aux bavures que subissent les congolais à travers toute l'étendue nationale : Beni, Kasaï, Ituri, Tanganyika, etc. Nous y observons plusieurs exactions et déplacements, dont les victimes sont plus les femmes et les enfants méritent votre particulière attention».

Quelques effets positifs de la lutte

En effet, plusieurs voix féminines se lèvent depuis maintenant quelques années en République Démocratique du Congo. Nous voyons à travers plusieurs institutions et regroupements des jeunes, la présence des femmes activistes et militantes des droits humains prêtes à descendre dans la rue et très actives sur les réseaux sociaux pour dénoncer le mal dans toutes ses formes.

• Les femmes, les filles prennent position publiquement contre les violences envers elles ;

• Ces femmes militent activement dans leur communauté pour changer les mentalités qui perpétuent les violences fondées sur le genre ou le sexe.

Une attention toute particulière du pouvoir


Le pouvoir accorde attention très particulière à ces mobilisations citoyens, il accuse la plupart d’être des agents d’un complot étranger pour déstabiliser le pouvoir.

Une situation qui encourage Egée Maphati «Depuis que j’ai décidé de parler à haute voix, je me suis rendu compte que la peur n’est pas dans camp, mais plutôt dans le leur »



Daddy NYEMBUE



Commentaires :

DIDIER / 23-03 à 10:38

Elle est originaire de Kotongo, un village situé à plus 50Km de Beni ville, où ses ses soeurs, mères, tantes, nièces et cousines n'ont connu que la guerre, le viol, la déportation,... Elles ont connu, la guerre dite des Kasindiens, de Mumbiri, le pillage, la guerre de 96, la chasse des ADF/NALU qui a conduit à la mort des son Père cadet Jean pierre Mapathi, La déportation de sa Tante Jacqueline PILIPILI, ... Alors retenez, qu'elle a raison de se battre pour les droits de la femme. Et nous l'encorageons car plus jamais çà....

NOMS*BELLOTHIE / 23-03 à 12:53

Courage encore et encore

DIDIER MULOWA. / 25-03 à 17:11

Fellicitation et courage

NOMS*LAZARE ADOLPHE SIMPLICE KALOMBE KAFITA / 28-03 à 13:51

Tous mes encouragements dans votre lutte

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