Le stockage et la protection des données personnelles : enjeux stratégiques sous-estimés en Afrique

Daddy Nyembwe 03-11 à 20:59 Economie

Depuis quelques années, la révolution numérique a pris de l’ampleur sur l'ensemble du continent Africain, le stockage, la protection de la vie privée et des données personnelles sont devenus des enjeux stratégiques, mais pourtant la plupart des gouvernements ne possèdent pas encore de réglementation claire pour la protection des données personnelles et la gestion de stockage numérique.

En effet, selon plusieurs experts, ces lacunes pourraient faire prendre au continent un retard supplémentaire au sein de la société mondiale de l’information car, dépourvues de protection, les données des Africains sont à la merci du premier venu, et des abus en la matière pourraient être porteurs de conséquences dévastatrices.

Lueur d’espoir pour la RDC

En République Démocratique du Congo, malgré le lancement du plan national du numérique par le nouveau gouvernement, ces enjeux stratégiques n’ont jamais donné lieu à un débat politique et économique clair. Les entreprises, dont la culture en silos persiste, négligent cet aspect de dépendance. On observe donc en RDC, une souveraineté numérique quasi-inexistante, mais dont les enjeux pourraient impacter l’ensemble de l’économie nationale.
Le Plan National du numérique rappel dans son axe II.3, « le souci de Mettre en œuvre un système sécurisé et régulé de protection des données personnelles (collecte, traitement, suppression) ». Des mesures qui peinent à se mettre en place par manque d’une stratégie claire d’exécution constate, l’ingénieur Henry Mayemba.

L’implication inefficace de l’Union africaine

Le 27 juin 2014 à Malabo, les Etats membres de l’Union africaine avaient adoptés une convention portant adoption d’un cadre juridique sur la cyber sécurité et la protection des données à caractère personnel. Selon le rapport du document de la convention, cette dernière visait à la fois à définir les objectifs et les grandes orientations de la société de l’Information en Afrique et à renforcer les législations actuelles des États membres et des Communautés Économiques Régionales (CER) en matière de Technologies de l’Information et de la Communication.

Bien qu’étant objective et claire, ni les États membres – aucun ne l'a ratifiée – ni les organisations de défense des droits de l'homme, qui la considèrent trop intrusive. La convention de Malabo a été un quasi-échec.



Commentaires :

LAISSER VOTRE COMMENTAIRE


Articles Similaires