RDC: Qu’est‑ce qui rend le secteur de la technologie si intéressant?

Daddy Nyembwe 03-10 à 18:29 Science

Le secteur de la technologie en République démocratique du Congo est un secteur émergent, dont les nouveaux entrepreneurs sont non seulement passionnés par ce qu’ils font mais hautement compétents, ambitieux et des plus dynamiques. Il s’agit d’un mélange puissant qui génère de fortes doses d’enthousiasme et de foi dans le potentiel que présente le Congo pour rejoindre les acteurs de la scène mondiale.

La RDC compte actuellement un grand nombre de jeunes talents et le gouvernement commence à s’impliquer pleinement en vue d’utiliser cette source massive de cerveaux pour mettre en œuvre des changements positifs, notamment par le biais de la technologie.

Mais au fond, le pays doit faire face à de nombreux problèmes, tant sur le plan de l’éducation que de la santé, des infrastructures, et les différents produits issus du secteur de la technologie permettent précisément de résoudre ce type de problème.

Les principaux enjeux pour les start‑ups Congolaises?

Le premier enjeu est l’accès aux capitaux. Nombreuses sont les start‑ups pour lesquelles il est difficile de trouver le capital de départ dont elles ont besoin pour valider leur concept. Ensuite, une fois cet obstacle franchi, elles ont besoin de capitaux pour développer leurs activités.

Le deuxième enjeu est la capacité, non pas la capacité technique à élaborer de nouvelles solutions, mais les compétences générales pour placer un produit sur le marché, gérer les ventes, la commercialisation, les ressources humaines, etc. Ce sont des compétences essentielles pour créer une entreprise et assurer sa pérennité. Bon nombre de ces start‑ups ont été créées par des spécialistes techniques qui n’ont tout simplement jamais eu l’opportunité de se former et d’acquérir les compétences requises pour gérer une entreprise correctement.

Le troisième enjeu est la crédibilité. Les investisseurs ont besoin de voir en ces start‑ups des partenaires crédibles offrant des technologies solides et des solutions commerciales viables. Pouvoir générer une telle crédibilité sur le marché est un véritable défi à relever. Nous pouvons observer un certain nombre de changements dans ce sens, mais ils ne se mettent en place que lentement.

Le quatrième enjeu est la connectivité. Aujourd’hui, la survie d’une entreprise dépend de sa possibilité d’avoir accès aux réseaux de clients ou d’entreprises, et un grand nombre de start‑ups ont encore du mal à avoir accès à ces réseaux, ce qui les place dans une situation difficile. Nombreux sont ceux qui ont la phobie des solutions technologiques mises en place par des start‑ups car dans leur esprit, start‑up est encore synonyme d’incertitude. Néanmoins, de grands groupes se tournent aujourd’hui vers des solutions technologiques élaborées par des start‑ups. En effet, on peut observer des changements dans ce domaine également car ces mêmes groupes souhaitent établir des partenariats avec ces start‑ups pour mettre en place des stratégies communes de commercialisation de leurs produits.

Le cinquième enjeu concerne l’utilisation efficace de la propriété intellectuelle, qui constitue un facteur clé de la réussite de ces entreprises. Il est essentiel qu’elles protègent leurs actifs en matière d’innovation, mais il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine, notamment pour changer la vision que les start‑ups ont de la propriété intellectuelle et pouvoir leur faire comprendre que la propriété intellectuelle est l’élément déterminant qui leur permettra de progresser et d’atteindre leurs objectifs.

Les start‑ups savent bien qu’elles doivent protéger leurs idées et leurs activités, et bien souvent elles sont réticentes à partager les informations relatives à leurs produits avant d’avoir signé un accord de non‑divulgation. Néanmoins, elles utilisent bien souvent cet accord de manière contre‑productive. Trop préoccupées par leurs propres intérêts, elles ont tendance à présenter à la signature d’investisseurs potentiels un accord hostile, ne servant les intérêts que d’une seule partie, ce qui est loin de contribuer à établir un climat de confiance ou les liens requis pour étayer des résultats fructueux.

Les start‑ups ne peuvent progresser qu’en s’appuyant sur un écosystème. Le gouvernement a un rôle majeur à jouer dans ce domaine et à cette fin ils doivent mettre en place un cadre réglementaire solide et des politiques favorables aux entreprises. Par nature, tout investissement est une entreprise risquée, et le gouvernement peut précisément contribuer à atténuer ces risques.



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