RDC: La dépravation des mœurs, où est passé le civique? (Tribune de l'activiste Moise NGELEKA)

Daddy Nyembwe 13-07 à 20:20 Culture

Le dictionnaire universel définit la jeunesse comme la partie de la vie humaine comprise entre l'enfance et l'âge mûr, Selon le Larousse, la jeunesse est l'ensemble de personnes jeunes, qui représente l'avenir d'une société, D'ailleurs le Président Mobutu aimait bien le dire : «la jeunesse est l'avenir du pays », la jeunesse congolaise est-elle consciente que l'avenir de notre cher beau pays repose sur eux ? Beaucoup de Jeunes semblent ne plus être conscients du fait qu'ils sont appelés à assurer le développement du pays l'un de ces jours.

Le comportement qu'affiche les jeunes ce dernier temps est déplorable.


En effet, depuis un bon bout de temps, la jeunesse, dupée par cette mauvaise habitude de tout pasticher des occidentaux s'affiche sans gêne dans des lieux publics avec des vêtements indécents et se livre sans contrôle aux plaisirs les plus obscènes. On constate avec regret un phénomène très horrible dans la ville de Kinshasa, qui est la prostitution de rue [entendue ainsi]. Ceci n'est qu'un cas parmi tant d'autres. Aux environs de 19heures on a aperçoit sur plusieurs artères de la ville des femmes et jeunes filles dont la tranche d'âge varie entre 14ans jusqu'à un âge très avancé déambulent en cherchant des hommes.

Nous citons pour exemple : La commune de Kinshasa, Avenues Kabambare-plateau et la commune de lingwala, Avenue Kalembelembe, Assanef, Elles s'y rendent en se cachant furtivement derrière les camions et voitures abandonnées qui leurs servent de chambres d'hôtel et certaines vont jusqu'à défaire leurs pagnes pour user de leurs corps enfin d'obtenir de l'argent.

Ce qui attirent notre attention est que ces femmes et jeunes filles se prostituent au vu et au su des agents de l'ordre, au nez et à la barbe du paisible citoyen qui a droit à la pudeur.

Force est de constater que certains agents de l'ordre acceptent de négocier avec ces professionnelles du sexe en leur offrant ainsi des véhicules en panne qui sont dans des lieux publics. Le Non-respect du lieu public fait partie de leur nature et ces derniers ne réalisent même pas combien ils sont en train de détruire nos jeunes compatriotes, Car ces phénomènes à atteint des proportions inquiétantes, cela scandalise et bouleverse certains milieux religieux, sociaux et même les parents ne savent plus à quel sein se vouer, leurs enfants encore trop jeunes sont obligés de découvrir la prostitution, sous le regard impuissant des parents.

Notons qu'aucune commune de la capitale n'est épargnée par ce fléau. Cet état de chose entraîne l'augmentation des enfants sans pudeur et conduit à la délinquance juvénile.
L'éducation faisant partie des droits fondamentaux de l'enfant que l'Etat et les parents se doivent d'assurer, la prostitution diurne et publique est un véritable destructeur de la morale des nos enfants !

Que font les autorités communales face à cette dépravation des mœurs ? Cette question vaut son pesant d'or !

Actuellement la Musique, la pornographie, gagnent de plus en plus de place en RDC sans moindre mécanisme de contrôle, S'agit-il, sans doute, des sujets tabous pour certains et pour d'autres même des thèmes qui n'en valent pas la peine ! ces phénomènes remettent en cause l'image de la RDC au regard de ses valeurs socioculturelles, N'est-ce pas un attentat à la pudeur que de fermer les yeux face de cette situation.

Car ses phénomènes troublants démontrent comment les citoyennes et citoyens congolaise sombrent de plus en plus dans la déchéance morale et perdent le sens de l'existence humaine,

À en croire Albert Einstein « le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui le regardent et qui refusent d'intervenir »

Notre société est devenue victime des antivaleurs qui n'honorent pas la mémoire de nos ancêtres et qui prennent place au sein de la communauté nationale, au détriment de nos bonnes mœurs que nous devons cultiver pour bâtir une bonne société.


La RDC a un nouveau pouvoir depuis le 10 janvier dernier, et pour la première fois, nous avons assisté à un événement historique, qu'est la passation civilisée du pouvoir.
Ceux qui sont au pouvoir actuellement ont accusé le régime précédent de tous les maux, Nous disons haut et fort que le nouveau régime attire autant notre attention, il faut accompagner ses efforts ou sinon lui pousser à en fournir afin de relever les défis, qui du reste, sont énormes.
Il est temps d'agir pour un avenir radieux de la jeunesse congolaise, il en va de notre responsabilité.

Critiquer c'est bien mais proposer c'est encore mieux, dit-on :


Après l'observation dont est né cette réflexion, nous pouvons proposer à l'autorité, au peuple ainsi qu'à tous les acteurs, ces quelques piste de solutions pour éradiquer ce fléau qui gangrène notre société.

• Commission interministérielle : qui va travailler en collaboration avec le ministère de l'éducation, de justice, en créant des centres socio-éducatifs qui permettront d'encadrer les mineurs en situation de détresse, car la grande partie de nos compatriotes mineures se prostituent manquent le minimum vital, cette pratique est liée à la pauvreté d'après les témoignages.
Investir dans l'éducation et la formation, car l'éducation peu permettre à toute une génération de devenir indépendante du point de vue économique et d'apporter une contribution positive au sein de la société, c'est l'action la plus prometteuse. Car ce sont eux la prochaine génération d'acteurs sur la scène économique et sociale.

• Réforme de la police : que la police congolaise passe par des ateliers de formation de droits humains et des valeurs civiques et républicaines, les instruire sur humanisme, etc...

• Fermeture de tout lieu servant à des pratiques impudiques : Nous pensons que l'on doit apprendre à faire la distinction entre les valeurs ethniques et les valeurs républicaines, voici pour nous le moment de nous réveiller chers compatriote que nous sommes responsables des générations futures, à partir d'investigation, on constate avec regret que des Mineurs travaillent dans des bars, boîtes de nuit, restauration (Malewa) Salle de jeux dans des situations dégradantes, alors que leurs place est à l'école.
La suppression des tous les lieux de dépravation dans toutes les villes et des zones d'ombres, Et nous lançons un appel aux autorités d'évacuer tous les véhicules abandonnés sur le lieu public car cela ne donne pas la bonne image de la nos villes non seulement ça et aussi ce sont des hôtels pour les professionnels de sexe.

Plusieurs facteurs concourent à la destruction de valeurs culturelles, nous notons entre autre ;
• Les programmes télédiffusés : de nos jours, il est difficile de regarder la télévision en famille, tout simplement parce que les programmes ne sont pas adaptés à tout public, des scènes choquantes, violentes, obscènes sont télédiffusées sans le moindre scrupule.
Nous proposons à l'autorité compétente :
• La Numérisation de la télévision pour pourvoir censurer automatiquement certains programmes jugés indécents pour un jeune public.

• Le renforcement de l'autorité de réglementation audiovisuelle, en occurrence, le CSAC, en acquérant au préalable tous les programmes des chaines émettant sur le territoire congolais, afin de les chronométrer et les surveiller. Les programmes de chaque média doivent être détaillé et connu de tous.

• Spécialisation des médias : chaque chaîne doit avoir sa spécialité, sa ligne éditoriale, son domaine (musique, informations, sports, cinéma,) cette spécialisation favoriserait un contrôle parental et faciliterait le choix des téléspectateurs ou auditeurs, personne ne sera obligé de suivre une musique qu'il n'aurait pas voulu entendre.

• Censure : pour épargner les plus jeunes de certains propos appelant à la débauche, à la prostitution ou à l'égarement, l'État doit renforcer les capacités de la Commission de censure qui doit veiller à la probité et à l'innocence de chaque parole utilisé dans les clips de musique ou dans des émissions diffusées.

Pour garantir le droits économiques et socioculturels de tous, notamment le droit au loisir, les autorités censurer ou classer « réservé aux adultes » et programmer « nocturne » tout programme indécent pour un public mineur, ce dernier n'ayant pas de responsabilité pénale, la faute de da délinquance est à incomber aux autorités, aux parents et autres qui exposent ce publique ‹ inconscient › à des programmes destructeurs.

L'État étant la première et la plus grande des organisations, c'est à elle de s'assumer, de prendre des initiatives pour protéger l'avenir de la nation.

 

 

Moise NGELEKA/ Activiste du mouvement citoyen ENOUGH-RDC



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